Rencontre avec Tõnu Õnnepalu

Musée Adamson-Eric

5 Mai 2016 / 5 Mai 2016

Lühike jalg 3

Tallinn

Le 5 mai à 18h00 le musée Adamson-Eric accueillera dans le cadre du programme complémentaire à l'exposition "Ville Lumière", l'écrivain estonien Tõnu Õnnepalu. L'événement se déroulera en estonien et l'entrée se fera grâce au billet du musée.

Né en 1962 sa carrière a débuté avec la poésie. D'abord assez contemplative et centrée sur la nature, sa poésie a évolué au fil des années pour devenir plus subjective, plus inquiète, plus philosophique aussi. Au début des années 90, avec derrière lui trois recueils de poèmes, Tõnu Õnnepalu était considéré comme une jeune auteur plein de promesses. Ces promesses, il les réalisera avec éclat, mais dans le domaine du roman.

Il se consacre notamment à la traduction, principalement d’œuvres de la littérature française avec des romans de François Mauriac, de Romain Gary, de Sébastien Japrisot.

En 1993, il séjourne à Paris et consacre l’essentiel de son temps à écrire un roman, inspiré en partie par ce qu’il découvre autour de lui. Ce livre, Pays frontière, publié la même année sous le pseudonyme d'Emil Tode, a connu un énorme succès qui a séduit par la qualité exceptionnelle de son écriture, fluide et poétique. Le sujet du roman et son caractère sulfureux ont été caractérisé par plusieurs critiques comme “le premier roman homosexuel estonien”, tandis que de nombreux lecteurs y voyaient au contraire l’histoire d’une relation entre un homme et une femme. Cette ambiguïté vient du fait que le personnage principal n’est pas nommé et que rien ne permet d’identifier son sexe avec certitude, puisque l’estonien ne connaît pas le genre grammatical. Pays frontière a eu également un succès considérable à l’étranger. Il a été récompensé en 1994 par le prix littéraire de l’Assemblée baltique et il est traduit aujourd’hui dans une douzaine de langues.

Tõnu Õnnepalu a publié par la suite deux romans, Le prix (1995) et Princesse (1997), et un recueil de poèmes, La mesure (1996). Il a traduit en estonien l'intégrale des Fleurs du Mal. Un nouveau séjour à Paris, en tant que directeur de l'Institut estonien, lui a inspiré un volumineux journal intellectuel, Exercices (2002), publié sous le pseudonyme d'Anton Nigov, aussitôt suivi d'un nouveau roman, Radio, sous le pseudonyme d'Emil Tode. En 2007 est paru son Journal de Flandre, écrit pendant une résidence à la villa Hellebosch à Vollezele, près de Bruxelles.

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