L’auteure franco-estonienne Katrina Kalda au festival littéraire HeadRead

Maison des Écrivains

25 Mai 2018

Harju 1

Tallinn

Katrina Kalda, l'auteure franco-estonienne la plus populaire du moment, est invitée au festival littéraire HeadRead et nous dévoile une partie de son monde le 25 mai à la Maison des Écrivains. L'échange sera mené par Indrek Koff (en estonien).

Née en 1980 en Estonie, Katrina Kalda est arrivée en France à l'âge de dix ans. Depuis 2010, trois romans sont parus dans la Collection Blanche aux éditions Gallimard : Un roman estonien (2010), Arithmétique des dieux (2013) et Le Pays où les arbres n'ont pas d'ombre (2016).

Ses œuvres explorent les rapports entre l'histoire intime et l'Histoire collective, que ce soit en s'inscrivant dans le contexte des sociétés totalitaires d'Europe de l'Est ou en investissant le genre de la dystopie pour mettre en scène une communauté régie par un pouvoir autoritaire et vouée à recycler les déchets d'une mégalopole.

Katrina Kalda a reçu le Prix du rayonnement de la langue et littérature française de l'Académie française en 2013, puis le Prix Richelieu de la Francophonie en 2015.

Comment l'auteure perçoit-elle le monde à travers ses romans ? Ce sera l'objet de la discussion (en estonien) organisée le 25 mai à 19h00, dans le cadre du festival littéraire HeadRead !


Un roman estonien (2010)
Collection Blanche, Gallimard

1994. À Tallinn, Estonie, ex-république soviétique, depuis peu redevenue indépendante, August, un jeune homme introverti, rencontre Eerik Pall, homme politique et grand industriel, qui le fait entrer au journal Tänapäev. Sommé d'écrire un roman-feuilleton patriotique se déroulant à la fin des années 1980, August crée le personnage de Théodore, un étudiant engagé dans la dissidence antisoviétique. Épris de Carlotta, réplique littéraire de Charlotte, l'épouse d'Eerik, Théodore, le jeune héros, finit par se révolter. Il prend à son tour la plume pour révéler les secrets de son créateur et les dessous de l'Histoire officielle.

Les critiques l'ont dit : "Katrina Kalda, fine psychologue, excelle dans la description des personnages, si vivants sous sa plume. Et elle déploie une technique narrative originale, en nous rendant complices du narrateur. Son ingénieuse mise en abyme offre une belle réflexion sur l'écriture. Et l'art du roman."


Arithmétique des dieux (2013)
Collection Blanche, Gallimard

Kadri Raud est une jeune Estonienne qui a émigré en France avec sa mère, à la fin des années quatre-vingt. La mort de sa grand-mère l'amène à s'interroger sur l'identité de son père, né au début de la Seconde Guerre mondiale, dans l'Estonie occupée par les Allemands. À l'histoire de sa famille font écho les lettres envoyées à la grand-mère par Liisi, une amie déportée en Sibérie par les Soviétiques, en 1941, au début d'une décennie de répression pendant laquelle l'Estonie perdit un quart de sa population. Des lettres qui jettent une autre lumière sur un mystère familial dont le tragique rejoint celui de l'Histoire.

Les critiques l'ont dit : "Arithmétique des dieux est un livre subtil, charmeur et discret - comme la flûte, dont il a la musique fragile, les teintes claires, le souffle contenu. Un texte sans cuivres ni percussions. Pour ce roman, son second, Katrina Kalda, née en 1980, prend le risque de faire juste ce qu'il faut, et pas un mot de plus. Au lecteur de lui prêter une attention qu'il ne regrettera pas."


Le pays où les arbres n'ont pas d'ombre (2016)
Collection Blanche, Gallimard

Trois femmes, Marie, sa mère Astrid et sa grand-mère Sabine, habitent ensemble dans la Plaine, où elles ont été déplacées pour une raison qu’on leur tait. Dans cette banlieue végète une population misérable qui travaille dans de grandes usines de recyclage pour alimenter en matières premières utilisables la Ville peuplée de nantis paisibles.
Un jour, Astrid et sa fille décident de franchir le no man’s land qui sépare la Ville et la Plaine, pour rejoindre le père de Marie...

Les critiques l'ont dit : "On retrouve dans la maîtrise de ce récit polyphonique, aux temporalités juxtaposées, la marque d'un auteur très singulier. L'univers imaginé par Katrina Kalda, oppressant et désolé, possède une grande force d'évocation et un charme puissant, instillant chez le lecteur un malaise et une fascination qui ne se dissipent pas."

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